serge dintantu bande dessinée d'afrique et des caraïbes
Interview de Serge Diantantu , Bonjour et merci de m’avoir accorder cette échange. Je suis Serge Diantantu, auteur et dessinateur de bandes dessinées. Je suis né au Congo-Belge dans l’actuel République Démocratique du Congo, ex Zaïre. J’ai fait mes études primaires et secondaires à Kinshasa. J’ai reçu une formation professionnelle en Menuiserie et ébénisterie à Gombe-Matadi, une ville située à l’ouest de la R.D.C. Après cette formation professionnelle, je suis revenu faire mes études de dessins dans l’Académie des Beaux Arts à Kinshasa avant d’arriver à Paris au début des années 80 pour suivre une formation universitaire aux Arts et Métiers. Pour des raisons purement économiques, je suis allé travailler pour vivre et pouvoir payer mes loyers. Le hasard m’a conduit sur les plateaux de télévisions et du cinéma français en 1984. Voilà comment Je suis entré dans cette vie active en rejoignant la Société Française de Production (SFP), l’ancienne ORTF auprès de laquelle pendant les divers tournages de films et des émissions, j’apprenais sur les scénarios, les décors, les actions, les mouvements et les story-boards. C’était un apprentissage et une discipline florissante que j’applique aujourd’hui dans mon parcours de dessinateur BD. Quel est ton parcours en tant que dessinateur ? J’ai commencé dans un petit journal parisien qui s’appelait Paris-Exotic. C’était un magazine qui était distribué gratuitement, car il contenait beaucoup des publicités et il informait les diasporas des africains de France. A cette époque, je caricaturais souvent sur la vie sociale de mes compatriotes et les comportements des acteurs de la politique africaine. Il m’arrivait de dessiner sur des propositions pédagogiques, sur l’éducation, la santé, le droit de vivre et de savoir, les histoires vraies mais mal connues du continent africain.Un jour, je suis allé demander au directeur de publication de ce magazine publicitaire de faire un album de bande-dessinée. Le journal m’avait donné une chance en 1994 en publiant mon premier album de 36 pages pour sensibiliser les lecteurs sur la prévention contre la pandémie du Sida. L’album s’intitulait « Attention Sida ». D’un côté, on luttait aussi contre l’illettrisme qui est un grand fléau de notre société. Après mes aventures à la fin de Paris-Exotic, j’avais crée un fanzine « La Cloche-Magazine » en 1997. J’étais seul comme dessinateur, mais entouré d’une bonne équipe de rédaction. Par ce fanzine, c’était le démarrage de mes quelques albums, tel que la série historique sur « Simon Kimbangu » ainsi que la « Petite Djily ». Quelles sont tes références ? Cette question comporte deux réponses à savoir, je m’appuis sur des bases physiques et morales. Dans le physique, mon passage dans Paris-Exotic et mes aventures dans « La Cloche magazine » m’étaient servit un point d’appui pour bondir comme fut le cas de beaucoup d’auteur européens avait trouvé la chance de se faire connaître et montrer leur travaux grâce au journal de « Spirou ». La Cloche et Paris-Exotic m’ont servit de montrer mon travail pour m’imposer au public africain et antillais afin de leurs permettre à se retrouver dans des belles pages des bandes dessinées. Cette expérience m’a servi aussi de comprendre leurs besoins et leurs souhaits souvent ignorés, relégués aux rôles des figurants et leurs environnements de décors dans des séries BD, comme : Tarzan, Akim, Zébla, Tintin et etc ... D’autres part, j’avais compris que ses africains et antillais avaient besoin de se lire et se retrouver dans cet univers. Sur le plan moral, il fallait créer des histoires propres des histoires vraies de ce peuple pour pouvoir se situer dans ce Monde. Voilà comment est venu le déclenchement de la série historique « Simon Kimbangu », qui est un socle et aussi dans l’histoire de la bande dessinée, une première trilogie africaine réalisée par un natif africain aux éditions « Mandala-BD ».Que raconte cette BD historique de Simon Kimbangu ?Elle retrace l’histoire d’un militant des Droits de l’Homme et de la liberté des peuples opprimés. Les événements historiques de ce drame se déroulent pendant la période coloniale au Congo-Belge. Elle évoque le combat pacifique d’un homme, Simon Kimbangu, arrêté par les administrateurs coloniaux, condamné à mort en 1921. Il est l’un des premiers civils africains à être jugé dans un conseil de guerre dans son pays. 37 000 familles seront arrêtées et reléguées en déportation dans des provinces du Congo. Simon Kimbangu trouvera la mort au bout de 30 années d’emprisonnements dans une petite cellule de 1,20m par 0,80m de large. A part Simon Kimbangu, avez-vous d’autres sujets ? Je retrace l’histoire de l’esclavage et de deux commerces triangulaires. Je mets les personnages historiques sur leurs propres rôles et dans les lieux historiques tout en rappelant les dates, les parcours et surtout les cartes géographique sur l’histoire de l’esclavage pour aussi épauler les travaux des enseignants et faciliter la compréhension par les élèves. Mais avant de retracer l’histoire de l’esclavage, j’ai eu la chance de travailler aux côtés de Joseph Ndiaye qui fut le conservateur de la maison des esclaves sur l’Île de Gorée. J’ai eu le soin d’illustrer son ouvrage, « Il fût un jour à Gorée, l’esclavage raconté à nos enfants » aux éditions « Michel Lafon. Je suis co-auteur de cet ouvrage qui a été l’outil pédagogique pendant la première journée de la commémoration de l’esclavage en France. Dessiner dans cet ouvrage était un souhait présidentiel grâce au président wade du Sénégal. Il présentera mes dessins au président Chirac avant la célébration de cette première journée de la commémoration qui reconnait la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Après le décès de Papa Joseph Ndiaye et la rupture du livre sur le marché, les parents et certains enseignants m’ont proposés de poursuivre cette histoire de l’humanité, pour répondre aux besoins des travaux pédagogiques dans ce domaine et pour plus accessibilités didactiques. Voilà comment naitra la série «Mémoire de l’Esclavage » éditée par « Caraîbéditions » et dont l’Unesco et la Route de l’Esclave sont partenaires depuis le premier tome, « Bulambemba ». Quelles sont tes sources de documentation ?Beaucoup de recherches et de lectures. Beaucoup d’heures passées dans des bibliothèques. Des découpages des témoignages auprès des témoins. Sur « Simon Kimbangu » la documentation était importante ainsi que les témoignages des anciens. Sachons que la tradition orale est toujours vivante en Afrique. C’est pour cela que ce proverbe reste à jour : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » ceci explique qu’en Afrique, la tradition est une culture. Il faut l’accepter en tant qu’elle, sinon : «L’écriture est une chose et le savoir en est une autre. L’écriture est la photographie du savoir, et le savoir est une lumière qui est dans l’homme ». Voilà pourquoi les éclairages des témoins prennent une place importante dans mes sources. Cependant, lorsque je réalise la BD « Mémoire de l’Esclavage », je suis obligé de lire plusieurs ouvrages sur cette matière, je compare plusieurs sources avant de confirmer mes découpages. Je ne néglige, ni privilège une information historique si on veux faire une bonne reconstitution. Pour moi, il n’y a pas des sujets tabous sur ce qui fût l’histoire de l’humanité. Il est temps de briser l’abcès si nous souhaitons une guérison une fois pour toute. Dans la « Mémoire de l’Esclavage » je cherche avant tout que nous sortons tous de l’ignorance. Nous commençons à partager, à échanger culturellement et de sauvegarder ce patrimoine historique. Je cite toujours cet exemple, même lorsque vous roulez dans une voiture, quelque soit la vitesse, nous avons besoin des rétroviseurs pour regarder devant et derrière. Nous « humain » savons ou nous sommes et ou nous allons. Mais, il est important de savoir d’ou on vient pour mieux poursuivre cette route remplie d’obstacles. Pour moi, la bande dessinée est un outil très fort de voir notre passé pour construire un avenir. Lorsque je contemple les travaux de François Bourgeon dans « Les passages du vent » et de Georges Ramaïoli sur « Zoulou land », les deux autres me procure beaucoup des confiances et d’assurances sur ce passé illustré. Ils sont pour moi des exemples à suivre. Ils m’ont fait rêvé et resteront mes modèles par leurs crayonnages sur l’Afrique. Ont-ils influences ton travail ? Etre reconnaissant n’est pas un pêcher au contraire, une preuve d’honnêteté. Je peux dire en toute sincérité, Georges et François m’ont préparés un couloir pour que je m’exprime sans complexe dans un monde des bédéistes où la grande majorité des auteurs et lecteurs sont européens. François Bourgeon et Georges Ramaïoli sont des talentueux exemples. Il y’a bien d’autres auteurs, mais j’aime ce deux maîtres et je resterais toujours admiratif et reconnaissant. Comment définis-tu ton travail ? C’est comme un miroir d’un côté et de l’autre, c’est un rétroviseur de notre société. Dans l’effet miroir, mon travail permet à un peuple de se regarder, de se voir avant que les autres le découvre. Comme il est dit : « Connais-toi toi-même avant que les autres te connaissent ». Si celui qui ne se connaît pas, que racontera-il aux autres ? Sur le plan rétroviseur, je donne le moyen de nous connaître pour commencer à préserver nos valeurs et nos patrimoines avant d’aller échanger vers les autres. Raison de plus, pour des nations, nous avons des Ministère des affaires étrangères dans chaque pays. Ils sont des vecteurs d’échanges pour mieux construire ensemble l’avenir d’un monde meilleur. Dans mon rétroviseur, il est bien dit : « On ne construit rien dans l’oubli ou dans les mensonges ». C’est aussi un moyen de partager au lieu d’en recevoir sans arrêt, car dit-on « Une main qui reçoit, doit savoir donner ». Le monde d’aujourd’hui est un monde de partage, de se connaître et de vivre ensemble. Sinon, oublions des Ministère des affaires étrangères. Voilà comment mon travail est défini. C’est une ligne de conduite et de conscience. Qu’est-ce-qui est le plus difficile à dessiner pour toi ? Je ne sais pas, mais je dessine presque tout, sauf que j’ai des difficultés pour illustrer quelques types d’animaux et d’oiseaux. Sinon, à part ça, je dessine tout. Tu attaches beaucoup d’importance au regard de la société actuelle, qu’est-ce que ces évènements t’inspirent ? Le problème de la société est très vaste. Je suis conscient qu’il faut lutter contre les oublis, contre des pensés et des comportements négatifs. On ne laisse pas une famille aux mains des parents irresponsables et inconscients. Nous vivons dans un monde Arc-en-ciel par le métissage. Il ne faut pas éteindre cette beauté multicolore remplie d’amour par les imbécilités de certains incrédules qui gangrènent la société. Voilà comment l’histoire de l’esclavage m’intéresse et m’inspire et je l’emploie comme un pied d’appui. C’est pourquoi, je fais mon cheval de batail sur ce sujet commun. Elle est douloureuse, , mais c’est notre histoire commune. Je cherche par mes albums à informer un large public sur ces crimes contre l’humanité que fût la traite négrière et l’esclavage. Hélas, par malheur, ceci est toujours dans l’actualité. Il faut un enseignement utile et pédagogique par lequel nous garderons vivante la mémoire de l’esclavage tout en s’appuyant dans la série que je retrace. Je cherche à renforcer la compréhension et le dialogue interculturels afin d’engager les jeunes citoyens pour combattre les nouvelles formes d’esclavage que endurent des millions d’enfants victimes des nouveaux trafics d’êtres humains à travers le monde. La raison pour laquelle je multiplie des ateliers pédagogiques dans les écoles de l’hexagone, des Antilles, du Canada et d’Afrique Peux-tu nous développer l’axe des initiations africaines ? L’initiation africaine est une coutume ancienne par laquelle les hommes se retrouvent sur la place du village à palabrer non seulement avec les vivant, mais aussi avec les morts, tout en faisant appel aux âmes des ancêtres pour faire les liens d’échanges recommander dans le palabre avant d’aller se réunir dans un lieu sacré au milieu de la forêt ou dans une case initiatique. Les adultes amènent les jeunes dans la forêt pour les initier dans diverses célébrations des cultes secrètes, des connaissances, des formations des symboles, des danses, de la musique, sculpture, peinture ainsi que des interprétations des signes des scarifications. Toutes les questions et leçons de la case initiatique ou de la forêt de l’initiation sont gardées secrètes. Celui qui dévoile ou divulgue à l’extérieur les activités de la société initiatique doit être mis à mort. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de passer par la case initiatique. Est-il difficile de s’auto-éditer ? Et que retires-tu des expériences vécues ? S’auto-éditer n’est pas facile, car vous devez porter plusieurs casquettes : celui d’auteur, d’éditeur, distributeur et d’attacher de presse pour faire sa propre promotion. L’auto-édition demande beaucoup de travail et une grande responsabilité et du courage pour s’auto-surpasser et pour répondre au plus large possible. Dans mon expérience, j’ai auto-édité « la Petite Djily ». Je suis ravi de voir l’album traduit en langue Peul suite à une commande d’une association de peuple Poular du monde. J’ai aussi auto-édité « Femme noire, je te salue », cela n’a pas empêché de décrocher le « Prix de l’auteur de bande dessinée engagée » à Lyon en 2008. Aujourd’hui, « Femme noire, je te salue » devient « Femme noire d’Afrique, d’Amérique et des Antilles » chez Caraïbéditions et donne naissance à « Homme noir d’Afrique, d’Amérique et des Antilles » chez le même éditeur, et a obtenir le « Prix Fetkann 2013 de la Jeunesse ». L’auto-édition m’a permis de se voir en tant que autodidacte de pénétrer dans un monde de la 9ème Art avec dignité. Cette statue me permet de travailler dans la sérénité, sans précipitation et pression. Raison pour laquelle, je poursuivrais librement « La Petite Djily » en auto-édition. C’est à partir de l’auto-édition que le club Efficiance m’avait repéré et classé à 2 reprises parmi les 100 personnalités africains et antillais dans le « Gotha noir de France ». L’œuvre de Hergé sur Tintin au Congo a été décriée et menacée d’être retirée, d’un point de vue personnel, qu’en déduis-tu ? Tintin au Congo a été critiquée dès son apparition par des fonctionnaires botanistes Belges qui travaillaient sur place dans la colonie et s’étaient sentis pointés les doigts sur la maltraitance des animaux. Pendant ce temps, les missionnaires chrétiens présentaient les mêmes visuelles aux autochtones lors des séances de catéchisme sans inquiétude. Plusieurs années plus tard, un intellectuel Congolais aurait trouvé sur Tintin au Congo des images sur les Noirs et certains propos purement et simplement racistes. Mon point de vu dans cet affaire est le risque du métier de créateur de bande dessinée. Quelque soit nos créations, l’avenir nous rattrapa avec le temps et les évolutions. Mais, moi, Hérgé reste un maître dans son domaine et un grand révolutionnaire de la ligne claire et ses personnages, Tintin et Milou des incontournable dans l’histoire de la bande dessinée. Dessiner la violence, est-ce pesant pour toi ? J’aime dessiner utile pour la société. Je pense bien que la violence n’est pas la bienvenue dans notre vie habituelle. Celle que je dessine sur « la petite Djily » sert à éduquer la jeunesse et les familles en générale. De même sur la « Mémoire de l’Esclavage » où elle sert à comprendre la souffrance qu’enduraient les esclaves pendant des siècles afin que ce drame ne se répète plus au monde. Dessiner la violence pour former et inspirer des citoyens violents par mon crayon et mes créations, je n’adhère pas à cette conception de faire des choses. Est-il difficile de retranscrire les souffrances des personnages en dessin ? Je réalise beaucoup d’affiches préventives sur la santé pour des associations qui travaillent aux côtés du Ministère de la Santé. Il y’a des pathologies graves à illustrer, mais avec un fond pédagogique, mes personnages deviennent utiles. Pour moi, aider à sauver des vies par des dessins éducatifs ou préventifs est une fierté. As-tu des projets pour les mois à venir ? Retracer les vestiges des ancêtres. Retracer comment près de quatre siècle, odieuse traite négrière fera la richesse de l'Europe, tandis que les Caraïbes et l'Amérique deviendront le point d'entrée d'une histoir dont on ignorait jusqu'ici le rôle et l'importance dans le vécu historique, social et culturel des esclaves. Comme je venais d’évoquer plus haut, je veux poursuivre les aventures de la « Petite Djily » Ravi de terminer la série pédagogique et historique sur la « Mémoire de l’Esclavage » chez Caraïbéditions. Cependant, je reste disponible et ouvert pour tous scénaristes et éditeurs souhaitant travailler avec moi. Je poursuis mes expositions sur l’histoire de commerce triangulaire pour les écoles, associations et municipales. Je continue mes rencontres avec les élèves de partout dans le monde pour partager et échanger. Pourquoi pas une tentation ou attirance vers les réalisations des films des dessins animés sur la base de mes albums. Je remercie mes fidèles lectrices et lecteurs, sans eux, je n’existerais pas dans la bande dessinée. Je remercie toute l’équipe de la rédaction de la revue, « On a marché sur la bulle ». Et je souhaite une longue vie et un avenir meilleur au magazine. Merci, Serge Diantantu. Serge Diantantu www.serge-diantantu.com
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LES VESTIGES DES ANCÊTRES Auteur : Serge Diantantu. Diantantu 56 pages, couleurs. Les Vestiges des Ancêtres est une série de bandes dessinées dont l'esprit est de transmettre la connaissance et le savoir aux futures générations. Le travail historique et pédagogique par les bandes dessinées de Serge Diantantu est reconnu par l'Unesco et la Route de l’Esclave, recommandé par Historia, relayé par les enseignants dans le monde entier. Ses illustrations retracent comment pendant près de quatre siècles, l'odieuse traite négrière fera la richesse de l'Europe, tandis que les Caraïbes et l'Amérique deviendront le point d’entrée d’une histoire dont on ignorait jusqu’ici le rôle et l’importance dans le vécu historique, social et culturel des esclaves. En effet, les Africains ne sont pas arrivés les mains vides comme on serait tenté de le croire ou de le faire croire. Ils ont apporté avec eux leurs savoirs, leurs croyances, leurs coutumes, leurs rituels, leurs cultuels, leurs sentiments et leurs idiomes qui ont irradié et construit, pour partie, les sociétés Afro-caribéennes et Afro-américaines. À travers la connaissance des plantes, l’agriculture, la musique, les contes… C’est tout un monde que l’on croyait enfoui qui émerge en force et vérité. On ne saurait donc trop insister sur l’apport de l’Afrique dans le vécu quotidien des sociétés caribéenne et américaine pour exister et faire valoir, au fil du temps, leurs convictions et leurs succès. Nous vivons dans un monde de plus en plus virtuel, l’Homme ne doit pas être oublié et encore moins nos ancêtres, victime de ce massacre reconnu crime contre l’Humanité.L'objet de cette bande dessinée est de restituer cette part d'héritage partagée grâce aux vestiges des ancêtres, car une histoire négligée est menacée de disparition pour s'enterrer avec elle et l'espérance d'une réhabilitation. Soyons tous les passeurs de ce flambeau afin de garder vivant ce patrimoine.
PHOTOS VIDEOS INTERVIEWS SONORE FAN CLUB HOMMAGES EVENEMENTS JEUX-CONCOURS VESTIGES ANC VESTIGES DES ANCETRES BD ESCLAVAGE tome 2 BD ESCLAVAGE HOMME NOIR 1 FEMME NOIRE 1-2 FEMME NOIRE AAA Pte DJILY & FEMME Noire DJILY EN PEUL GRAND-PERE RACONTE-NOUS S. KIMBANGU BIOGRAPHIE BIBLIOGRAPHIE EXPOSITIONS AGENDA DOSSIERS DE PRESSES GOTHA NOIR DE FRANCE EXPOSITIONS EXPO 2 Expo du jour BOUTIQUE PANIER % Nombres d'articles ACCUEIL
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